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La sécurisation des billets, déjà un souci au XIXe siècle
   

Dès la première moitié du XIXe siècle, le principal souci des organismes émetteurs de billets de banque fut de leur assurer une qualité optimale. Les plus grands artistes y ont contribué, la qualité de leurs dessins ou de leurs gravures rendant les imitations difficiles. De même, l’impression à l’identique, faisant parfaitement coïncider les deux faces du billet et la présence de caractères en microlettres déjouaient les contrefacteurs.

La seconde moitié du XIXe marque l’arrivée de la couleur. Ce changement radical s'accompagne d’une autre innovation : la différenciation des vignettes recto et verso. Ces évolutions ne doivent rien au hasard, mais plutôt à la nécessité de lutter contre les faussaires, qui peuvent désormais reproduire les billets par photographie.

 

À la fin du XIXe siècle, les antiques presses typographiques manuelles sont remplacées par des presses à vapeur, afin d’imprimer les billets à grande échelle.

Le filigrane, élément essentiel de la protection du billet, est obtenu à partir d’une gravure en cire. Ci contre, la cire du filigrane du “génie français”, présent sur le billet de 10 000 francs de 1945.
 
La gravure sur buis était une technique encore employée dans les années 80. Ci-contre, le buis du billet de 500 francs “Renaissance”.
 
 
Des techniques de plus en plus perfectionnées

Les filigranes modernes s’avèrent extrêmement complexes à imiter.

 

 

Aujourd’hui, la qualité essentielle d’un billet est sa capacité à résister aux tentatives de reproduction des faussaires, toujours très ingénieux… La sécurisation du billet de banque passe nécessairement par une recherche permanente d’améliorations dans la qualité du papier et de l’impression, ainsi que par l’introduction de différents signes de sécurité difficilement reproductibles. Des encres spéciales sont également employées.

Filigrane, fil métallique intégré dans le papier, bande métallisée discontinue (Strap), impression taille-douce, motif incolore brillant, motif à couleur changeante, motif en transvision, microlettres et minilettres… sont quelques uns de ces éléments.

De même, les techniques d’impression ont considérablement évolué, de manière à rendre le travail du contrefacteur de plus en plus difficile. Actuellement, les billets comportent de nombreuses couleurs mélangées et, pour un même type de coupure, l’impression fait généralement appel à trois procédés différents : l’offset, la typographie et la taille douce.

 

 
Les motifs OVD, à effets optiquement variables, sont supérieurs au filigrane traditionnel.  
Le billet polymère, tout le monde y vient
   

Le support polymère est non fibreux et résistant, les éléments de sécurité sont mieux imprimés et résistent plus longtemps que sur du papier.

Les éléments de sécurité, placés en plusieurs couches sur ce film transparent sont impossibles à reproduire par photocopie ou par scanner. Des fenêtres peuvent intégrer des vignettes, des motifs DOVD, du gaufrage et d’autres effets optiques variables. Le gaufrage permanent et les images éphémères offrant des caractéristiques optiques et tactiles supérieures.

 

L’introduction des billets en polymère en Australie a entraîné un recul notable de la contrefaçon. Les éléments de sécurité présents sur ce type de support sont plus complexes, plus longs et plus onéreux à reproduire correctement.

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